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Marianne Font-Ertlen, Maître conférence en sciences de la Terre

"Je devais être en 5ème lorsque l’un des numéros de S&VJ a fait la part belle à la présentation de métiers en Sciences. J’étais à l’époque bluffée par la découverte de l’accrétion océanique. L’idée que, sous les profondeurs des océans, la lave refroidissait et constituait lentement mais surement de la croûte océanique, me paraissait incroyable. Notre planète était en constante évolution, avait son activité propre, très ponctuelle au niveau des volcans et autres séismes dont j’étais familière, mais imaginer que les océans croissaient de jour en jour m’avait impressionnée. La science-fiction que j’aurais pu inventer devenait de la science. Avec cette accrétion océanique, je devais aussi découvrir les processus de subduction, de collision continentale, des processus à des échelles spatiales et temporelles qui me subjuguaient. Le numéro spécial « métiers » avait un chapitre portant sur les métiers de la géologie. On y parlait de volcanologie, mais aussi d’océanographie : c’est ainsi que je réalisais que l’on pouvait avoir un travail qui consistait à comprendre les fabuleux processus de la dynamique terrestre en étudiant les roches du plancher océanique. Ce fut une révélation.
Dés lors, je savais que je travaillerai dans le domaine.

Mon travail de recherche porte principalement sur l’étude de la dégradation des sols gelés des hautes latitudes (pergélisol) qui subissent de plein fouet le réchauffement climatique actuel."
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Équations, Université Caen-Normandie, 2021-2022
Marianne Font-Ertlen, Maître conférence en sciences de la Terre<br />
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"Je devais être en 5ème lorsque l’un des numéros de S&VJ a fait la part belle à la présentation de métiers en Sciences. J’étais à l’époque bluffée par la découverte de l’accrétion océanique. L’idée que, sous les profondeurs des océans, la lave refroidissait et constituait lentement mais surement de la croûte océanique, me paraissait incroyable. Notre planète était en constante évolution, avait son activité propre, très ponctuelle au niveau des volcans et autres séismes dont j’étais familière, mais imaginer que les océans croissaient de jour en jour m’avait impressionnée. La science-fiction que j’aurais pu inventer devenait de la science. Avec cette accrétion océanique, je devais aussi découvrir les processus de subduction, de collision continentale, des processus à des échelles spatiales et temporelles qui me subjuguaient. Le numéro spécial « métiers » avait un chapitre portant sur les métiers de la géologie. On y parlait de volcanologie, mais aussi d’océanographie : c’est ainsi que je réalisais que l’on pouvait avoir un travail qui consistait à comprendre les fabuleux processus de la dynamique terrestre en étudiant les roches du plancher océanique. Ce fut une révélation.<br />
Dés lors, je savais que je travaillerai dans le domaine. <br />
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Mon travail de recherche porte principalement sur l’étude de la dégradation des sols gelés des hautes latitudes (pergélisol) qui subissent de plein fouet le réchauffement climatique actuel."